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La Thérapie par Intégration du Cycle de la Vie

L’Intégration du Cycle de la Vie est une thérapie psychocorporelle à visée intégrative récente (2004) basée sur des recherches scientifiques en neurosciences. Elle soigne de façon profonde et durable sans retraumatiser la personne. Elle repose sur le fait de relancer l’intégration neuronale et la capacité innée du corps et du psychisme à se guérir lui même.

 

NAISSANCE DE L'ICV 

A l’origine, Peggy Pace, psychothérapeute américaine, a destiné la thérapie par Intégration du Cycle de la Vie aux adultes ayant subis des maltraitances, négligences ou carences affectives dans leur enfance. Elle a vite réalisé que la thérapie ICV traitait efficacement et durablement un grand nombre d'autres difficultés psychologiques.

 

THÉRAPIE ICV VS THÉRAPIE VERBALE

En thérapie centrée sur la parole, beaucoup de patients sont en capacité de comprendre pourquoi leur comportement est inadapté (cerveau gauche), pour autant ils diront « je ne peux pas faire autrement, c'est plus fort que moi ! » (cerveau droit). La mémoire traumatique semble essentiellement liée à une activité de l’hémisphère droit. Il s’agit d’une expérience éminemment sensorielle, corporelle, donc difficile à exprimer avec des mots. Parler de ses traumatismes n’aident pas nécessairement les patients à les dépasser car l’élaboration se fait à un niveau intellectuel alors que le souvenir traumatique se situe dans le corps et dans le système émotionnel (hors de contrôle).

 

FONCTIONNEMENT DU TRAUMATISME ET DE LA DISSOCIATION 

Lorsqu’un événement trop difficile ne peut pas être « digéré », il est déconnecté des autres réseaux neuronaux et n’est pas vécu comme un évènement terminé. 

Les avancées de ces dernières années en neurosciences ont permis de comprendre le phénomène de la mémoire traumatique comme résultant d’un défaut d’intégration de l’expérience traumatique, qui entrave la datation de cette dernière (pour une synthèse, voir van der Kolk, 2014). Lorsque ce travail d’intégration est mis en défaut, l’expérience traumatique reste non datée et déclenche le système de stress lorsqu’elle est activée.

Exemple simple : une personne ayant eu un accident de voiture (grave ou non) peut se mettre à avoir des palpitations, tremblements, ressentir de la peur, un mal être à chaque fois qu’elle remonte dans une voiture. Même des années après l’accident, intellectuellement elle a beau savoir que l’accident appartient au passé, son corps réagit comme s’il ne le savait pas. 

Qu’on le veuille ou non, un souvenir non intégré se réactive inconsciemment au quotidien soit de façon excessive, soit coupé de ses émotions : c’est la dissociation.

 

L'ICV permet la « digestion » des émotions du passé en connectant les réseaux de neurones les uns aux autres afin de dater les événements passés et faire en sorte que le corps n’y réagisse plus malgré nous ; sentir dans son corps que le passé est terminé est ce qui assure le changement.

 

L'ATTACHEMENT 

D’autre part, la littérature a mis en évidence comment se développe cette capacité d’intégration à partir des expériences de régulation émotionnelle par les figures d’attachement au cours des toutes premières années de la vie. Cela explique pourquoi les personnes ayant vécues des carences, des maltraitances, des négligences dans leur enfance, ont des difficultés à l’âge adulte dans l’intégration des évènements inhérents à la vie. L’ICV permet de réparer cet attachement de façon plus secure et de favoriser une meilleure régulation émotionnelle. Grace à la plasticité du cerveau, cette thérapie permet d'obtenir des fondations, un soi central plus solide et de pouvoir réparer des strates très profondes de notre développement. 

 

L’empathie, la bienveillance et la confiance sont au centre de cette relation patient-thérapeute. 

 

 

Pour approfondir : http://aficv.com/les-referentiels-theoriques/

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Cabinet de psychothérapie (77)

Bébés - Enfants - Adolescents - Adultes

Marion LEFEUVRE

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